Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Quand on arrive en VILLE, en Francois VILLE
  • Quand on arrive en VILLE, en Francois VILLE
  • : Les Musiques éclectiques, les Jeux de Mots pour être beaux, les fabluleux Poèmes, les jolies Photos et les Nouvelles pas belles de Francois Ville
  • Contact

Archives

/ / /

Dans ta tête

Tout un Univers dans ta tête
Un monde entier une cachette
Du grand infini à l'atome
Un récit vaste en plusieurs tomes

Un script un livre un scénario
Imagination et brio
Un effort des plus naturel
Mûri et pour toi essentiel

Mais voilà il est des déboires
Elle est en prison ton histoire
Internée en cellule grise
A l'étroit et en forte crise

Passer à l'acte est difficile
Question de ton question de style
Comment ne pas trahir l'idée
Restituer au mieux ta pensée

Blocage à vaincre et pas d'outil
Pas même une intro aboutie
Page immaculée stylo sec
Ecrivain en herbe en échec

Et si quelqu'un avait la même
En mieux en moins bien en idem
Ce serait pour toi spoliation
Une mortelle violation

L'oeuvre de ta vie dans la boue
A coup sûr tu deviendrais fou
Alors je t'en prie lance-toi
Ce big effort tu te le dois!
18/01/03 François Ville

Téa fait des siennes...

Béat devant toi, Téa, bébé tant aimé,
Une charmante B.A. semble s'imposer
Senorita je vais me hâter de ce pas,
T'écrire un poème relatant ton état:

Gourmande et peu difficile à ce que l'on dit,
Miss Téa est dotée d'un coquet appétit
Happés les repas et surtout les friandises,
Car Téa, têtue, n'en fait jamais qu'à sa guise.

Petite Téa, âgée de presque trois ans,
Croise ses jambes comme le font les plus grands
Elle est gracieuse et capricieuse c'est étrange,
Il faut croire qu'il n'est pas facile d'être ange.

Madame Téa aime la contradiction,
Contrariante elle dit oui quand on veut un non
Éprouvant chaque limite et touchant à tout,
Sous sa peau fine se peaufine ses atouts.

A l'âge des questions, des "Pourquoi?" insatiables,
L'entêtée Téa n'en reste pas moins sociable
Elle a la grâce d'une étoile au firmament,
C'est ce qu'affirme en tout cas sa jolie maman.

Plus facile à aborder qu'à border le soir,
Téa n'apprécie pas trop dormir dans le noir
Tel Lucifer en colère elle vocifère,
Je crois pour ma part qu'elle tient ça de sa mère.

B.a-ba des vieux qu'elle rejoindra trop tôt,
Téa emploie de temps en temps de vilains mots
N'ayant pas froid aux yeux elle brave la loi,
Au point parfois de mettre en narine, un doigt!

Lorsque ça sent le roussi sachant qu'elle abuse,
Mademoiselle amadoue sourit et amuse
Des ruses, Téa en a de sa confection,
On lui donnerait le bon Dieu sans confession.

Aux sanitaires en solitaire avec aisance,
Peu à peu Téa s'affranchit des dépendances
Du premier mot aux premiers pas tous sont émus,
Chaque étape est victoire que chacun salue.

Aux aléas Téa oppose une merveille,
En effet l'amour puissant d'une mère veille
Un jour peut-être aînée de quelques frères et soeurs,
Petite poupée deviendra femme au grand coeur.

Quand Téa en a assez, s'exprime un message,
Son attitude alors n'est presque jamais sage
Mais passant du rire aux larmes en vraie magicienne,
L'on dit comme à chaque fois:"Téa fait des siennes..."
25/07/02 François Ville

Rejet

Tu as pleuré hier au soir
Mes mots t'ont surprise et cognée
Une vérité laide à voir
De ta pudeur s'est empoignée

Je t'ai rapporté les "On dit"
De ceux prononcés dans le dos
Le préjugé qui rebondit
Et qui ne fait pas de cadeau

Eux ont éclipsé ta valeur
Et subodoré ton mépris
La haine enfante la rumeur
Un aveuglement de l'esprit

Tu estimais que ton image
Était le pendant de ton âme
Erreur car pour eux tu dégages
Un authentique appel au blâme

J'aurais peut-être dû me taire
Éviter le flot de tes larmes
Enfouir comme un cercueil en terre
Autant la tension que les armes

Je comprends et vis ta souffrance
Encore une belle injustice
Ils se sont fiés à l'apparence
Au superficiel au factice

Endossant la faute et les torts
Je te demande pardon
Nos liens sont si beaux et si forts
Ne me mets pas à l'abandon...
18/01/03 François Ville

Quintessence

Muer en maman n'est pas un renoncement
Aux douceurs sensitives aux orgiaques sorties
Il n'est aucune joie à jeter aux orties
Aucun interdit au fol épanouissement

Elle est quintessence de la féminité
Archétype extraordinaire et envoûtant
Elle a ce caractère entier et déroutant
Qui la drape de la plus grande dignité

Paradis infernal enfer paradisiaque
Son comportement est un délice hérétique
Elle obtient par son attitude magnétique
Un bel avatar du pouvoir aphrodisiaque

Elle plaît déplaît mais ne laisse indifférent
Avec force elle existe un brasier la dévore
En vertu de quoi son aspect homme-nivore
N'est à son corps défendant qu'un trait afférent

En foutu caractère ignorant la tiédeur
Elle hait tout aussi facilement qu'elle aime
Son franc-parler aigu a le goût des poèmes
Une saveur dégagée par beaucoup d'ardeur

Ne saurait lui succéder sans la voir pester
Aucun candidat, tous sembleraient pâles et piètres
Une vie rageuse émanant de tout son être
Elle est au centre du monde et compte y rester.
07/12/02 François Ville

Pépé Joseph

Ce portrait ne sera ni longuet ni diffus
Au contraire il promet l'essentiel en mots brefs
Le sujet interdit tout propos superflu
Car il vaut plus que ça mon pépé dit Joseph.

Arrière grand-papa plus sept petits enfants
Lyonnais et Bourguignon il jardine il bouquine
Un bleu de travail en tout lieu par tout temps
Une casquette au front le contour se dessine

Mon pépé aime à rire et pour ce ne craint pas
De céder au plaisir de causer un sursaut
A maman aux cousines ou bien qui que ce soit
D'un coup sec sur la table ou d'un bouh dans le dos

Il sait le chant du fer et les danses du feu
La chaleur et l'odeur du métal en fusion
L'enclume et le marteau les chevaux et les boeufs
Il fait toujours rêver mon pépé forgeron

La plupart de ses potes ont bien trente ans de moins
C'est vous dire s'il est jeune à bientôt huit décades
Bien-sûr il n'a plus droit aux BD de Tintin
Mais y' a Tom et Jerry et c'est la rigolade

Et le soir il réjouit de ses dons culinaires
Les ventres pourtant pleins du repas de midi
Omelett' de patates en entrée en dessert
L'omelett' de patates est le plat d'Uchizy

Cet homme aux gros biceps et de modeste taille
A le talent fameux d'être beau en photo
Sourire légendaire et cheveux en bataille
On croirait mais en mieux au plus grand des héros
Le 28/02/04
François Ville

Marâtre

Cher Madame, pour X raisons
Vous n'avez aimé votre enfant
Toujours le dévalorisant
A l'affaiblir comme un poison

Préférant le petit dernier
Favoritisme inexcusable
Vous avez c'est bien regrettable
Rendu jaloux votre premier

Ainsi se sont haïs vos fils
L'un frustré d'amour maternel
L'autre estimant ça naturel
Tous deux ont vécu l'injustice

Mais si l'un a bien réussi
L'autre n'eut pas l'homo-sapience
Au degré zéro de confiance
L'échec à l'avance est écrit

De par votre immense bêtise
L'enfant a été malheureux
Grandissant voûté et honteux
Maudissant votre coeur banquise

En mâle et fils de vous, Marâtre!
Il a subi vos sortilèges
Il est tombé dans tous vos pièges
Et dans votre bile opiniâtre

Vous avez de plus bavassé
Cassé du sucre sur son dos
Fort généreuse en mauvais mots
A jeter à tous vos pensées

Sûr vous n'êtes pas seule en cause
Votre mari fut trop passif
Indifférent pas assez vif
Trop éreinté par vos névroses

Mais tard vous parviennent mes propos
Madame, votre fils est mort
Suicidé hier à l'aurore
Que son souvenir vous soutienne...
07/09/02 François Ville

Toi, Vous et moi

Avec vous je suis moi,
Avec toi je suis nous ;
L'Amitié me nettoie,
Et l'Amour me dénoue.
François Ville
Le 03 septembre 2005

Haine ou pardon

T'aurais bien voulu plus d'Amour
L'Amour d'un père l'Amour d'une mère
De la tendresse dans ton parcours
Connaître la joie la joie de plaire

Mais c'est pas c'que t'as eu du tout
T'as eu droit qu'à l'indifférence
Entre deux avalanches de coups
Dans tes semaines y avait pas d'dimanche

Ton corps a souffert moins qu'ton âme
Tu ne peux pas tout pardonner
On oublie pas comme ça un drame
Qui perdure avec les années

Aujourd'hui t'as beau être lucide
Il t'arrive souvent d'être haineux
Dans tes yeux brille le parricide
Mais tu ne veux pas être comme eux

Donc tu préfères couper les ponts
Avec cette enfance ce naufrage
T'as fait le choix de vivre à fond
Et tant pis pour ton entourage

Tu penses former un couple plus tard
Et peut-être avoir des enfants
Mais t'as peur de les décevoir
Tu crains d'être con et méchant

Mais je suis sûr que c'est pas possible
La connerie n'est pas dans les gênes
Et pis toi au moins t'es sensible
Tu peux pas connaître ce problème

Et tu sais c'que tu veux pas être
Intolérant bête et brutal
Tu s'ras quelqu'un de très chouette
Déjà que maintenant t'es génial
07/05/98

Haï et rejeté

Haï et rejeté un jour
Aujourd'hui je suis de retour
Retour en grâce quelle classe
Bien que tout ceci me dépasse

Je fais face à mes anciens juges
Fini les reproches en déluges
Mon refuge fut mon silence
Refus comme seule défense

Mon absence fut salutaire
Je suis fier d'avoir su me taire
Point de guerre plutôt la fuite
Des plaintes mais point de poursuites

Une berceuse dans ma tête
Contre tout le mal qui me guette
Ma quête est devenu un choix
Point d'émoi entre vous et moi...
27/04/00

Les cabanes

Des cabanes dans les bois
De la fraîcheur en été
L'amitié pour seule loi
Nous étions en liberté

C'était la grande aventure
Sous la bulle forestière
Et le vert de la nature
Devenait notre univers

Nous escaladions les cimes
Dans une joie héroïque
Des plaisirs sains et sublimes
Dans un lieu pur et magique

Sous la borne grise ancienne
Une tombe ou un trésor
L'imagination est reine
Chez les enfants du dehors

Dans les ronces qui arrachent
Et égratignent les cuisses
Des parties de cache-cache
Dans un vrai bonheur complice

Perpétuelles rigolades
Sous les arbres protecteurs
Nos coeurs battaient la chamade
Nous étions sales et en sueur

Il arrivait des disputes
Et des bagarres violentes
Mais à chaque fois la lutte
Se terminait dans l'entente

Le soir arrivait trop vite
La bonne fatigue aussi
Et Morphée dans une invite
Nous envoyait tôt au lit
02/02/00

Par derrière

Ca te critique par derrière
Le coeur surchargé de poison
Langues de vipères commères
Dans le plus total abandon

Sans rien savoir ils te descendent
Dés que tu as le dos tourné
Ce sont tes potes ils sont ta bande
Pourtant le venin est craché

Parfois tu transgresses leurs normes
D'où ces reproches intolérants
Leurs valeurs trop vite s'endorment
Pour des propos de mécréants

Leurs comportements sont des ordres
Qu'il faut suivre sans condition
Sinon ils seront prêt à mordre
A espionner tes réactions

Tu sais tes fautes et tes défauts
Tu es humain ni plus ni moins
Tu n'as pas besoin de ragots
Dans la bouche de tes copains

Leur emprise sur toi est nulle
C'est surtout ce qui les énerve
Ils affabulent sans scrupule
Mais c'est leur jalousie qu'ils servent

"Ce n'est pas pour critiquer mais..."
Déclarent-ils tous en substance
Pour montrer du doigt tous tes faits
Irrespect dû à l'ignorance

Tout ce que l'on pense de toi
Est bien-sûr hors de ton emprise
Donc cela doit te laisser froid
Car nul ne peut plaire à sa guise...
04/04/00

Maître Delphine

Jeune femme élégante
Mon amie ma confidente
Ces mots je te les dédie
Comme un je t'aime un merci

J'admire ta volonté
Ta force ta fragilité
Ton caractère explosif
Extrême sensible et vif

Je m'amuse de ton stress
Renouvelé sans cesse
Elément de réussite
Dans ton cursus sans limite

J'adore ton joli sourire
Et ta volonté d'agir
Cette énergie magnifique
Intelligente et pratique

J'apprécie ton coeur immense
Ton amitié ta confiance
Ton côté jeune fille sage
Fausse idée et fausse image

J'affectionne tes convictions
Comme tes contradictions
Ton besoin de liberté Refus d'être mariée
20/11/99

Alexandra

Des parents divorcés
Pour une tromperie Tu en fais les grands frais
Sans donner ton avis

Ta maman sans emploi
Est une rmiste
La misère est son poids
Qu'elle porte en soliste
Appart dans HLM
Un ciel gris de béton
La pauvreté humaine Est son seul horizon

Ton papa en absence
S'est trouvé une femme
Qui par manque de chance
Se moque de tes drames

Toujours manipulé
Trop gentil trop naïf
Trop peu de volonté
Pour qu'il sorte ses griffes

Tu manques d'éducation
Fais le mal sans savoir
Cosette ou Cendrillon
Sur le fil du rasoir

Tu as quitté les tiens Pour de petits boulots
Plus rien ne te retient
Si ce n'est ton fardeau

Jeunesse et gentillesse
Tes principaux atouts
Sont aussi la faiblesse
De ton avenir flou
28/03/00

Tendresse

T'as pas su te défendre
Tu n'as pas su quoi faire
Tu fais partie des tendres
Dont la vie est misère

Existence faite d'échecs
Plein d'copains peu d'amis
Pauvre type et pauvre mec
Mais tu es si gentil

Tu es une âme fragile
Berceau de bien des coups
Regardant le temps qui file
Tu n'es rien et c'est tout

Ton futur est cruel
Mais tu as du talent
Ton passé est séquelle
Inspirant ton présent

Il te manque tant de choses
Comme l'Amour d'une famille
Tant de doutes de psychoses
Tes pensées s'éparpillent

Tes yeux reflètent ta peur
Ta peur du lendemain
Mais sache que t'es dans mon coeur
Que je suis fier de nos liens

Moi j't'adore c'est vrai
Tant de souvenirs nous unissent
J'ai peur aussi tu sais
Mais nous s'rons toujours complices
28/04/98

Irresponsable

Je ne suis plus le maître de moi-même
Car trop de drogue coule dans mes veines
L'irréel cruel et sensuel m'appelle
Le réel n'est qu'univers parallèle

Je fuis mes ennuis et je fuis la vie
Je suis dans la nuit séduit par l'envie
Je sens mon corps cri mais mon âme plane
Supportant ainsi les terribles blâmes

A la masse zombie toujours fracasse
Sans cesse je ressasse mes angoisses
Le cerveau ramollo mal dans ma peau
Je deviens complètement parano

La confusion dans ma tête est totale
Tout est bancal dans ma chute brutale
Et je commence à perdre mes copains
Mais où en suis-je je n'y comprends rien

Je suis aveugle à ma situation
La défonce en dernière vocation
Tant pis pour ma femme et pour mon enfant
Que j'aime vraiment plus que tout pourtant

On dit mon irresponsabilité
Mais par pitié taisez la vérité
Car tout ça je ne l'avais pas prévu
Et vous ne connaissez pas mon vécu

Je suis un homme bon mais malheureux
Je souhaiterais tellement aller mieux
Mais toute ma volonté semble morte
J'ai perdu la clé qui ouvre sa porte

J'ai besoin d'aide mais je la refuse
Je ne mange plus je m'use et j'abuse
J'ai besoin d'un coup de pied au derrière
Mais qui saura être là pour le faire?
25/05/00

Prisonnier

Dépendant de tant de choses
Ta prison c'est bien les autres
Mauvais effets d'une cause
Mais ta vie n'est pas la nôtre

Tu te sens bel et bien seul
C'est la condition humaine
Héritier de tes aïeuls
Tu avances mais tu freines

Bien trop fragile et léger
Pour le lourd poids de tes actes
Aucun recul pour penser
Revendications sans tact

Sous l'empire des besoins
Qui modifient ta conscience
Ton idéal est bien loin
Suite à une négligence

Possédant tu n'es pas libre
Prisonnier de ton ego
Ton coeur fatigué ne vibre
Que grâce à ta parano

Tes idées sont non vécues
Elles encombrent ta cervelle
Le réel prend le dessus
Et il te brise les ailes

Les événements se suivent
Tyrans de tes réflexions
La saturation arrive
Ame en ébullition

Tu t'enfonces dans la boue
De ton physique et esprit
En sortiras-tu debout
Fier de l'épreuve accomplie?
30/03/00

Génération bof

Jeunesse désoeuvrée
La bof génération
Ni rêve ni idée
Même pas d'illusion

Juste envie de détruire
Sa tête et puis son corps
Plaisir dans le délire
Qui ne meurt qu'à la mort

Tous les moyens sont bons
Pour ne pas réfléchir
Les pensées à la con
Sont toujours à bannir

Simples joies efficaces
Sex drug n'rock n'roll
La conscience s'efface
L'inconscience s'affole

Ni ambition ni but
Mis à part l'hédonisme
Passivité sans lutte
Action du nihilisme

Le stress de l'ennui ronge
Les ménages enragent
Noyade dans un songe
Comme seul sauvetage

Futur fait de routine
J'menfoutisme latent
Dans le ciel pas de signe
De progrès imminent

Dans des fêtes abusives
Les talents se dépravent
La jeunesse est festive
D'autant plus qu'elle en bave
07/01/00

Christian

Une aisance au discours
Propos intelligents
Magnifique parcours
Excellent et brillant

Je t'en veux je t'envie
De ton génie génial
Ton talent infini
Présence théâtrale

Ton savoir est immense
Culte de la culture Dans tes yeux bleus intenses
Toute ta démesure

Ton lyrisme est palpable
Comme ton ambition
Spectacle délectable
Sous constante pression

Etonnant personnage
Paradoxe sur pattes
Les contrastes font rage
Et sans cesse m'épatent

Des trucs simples t'échappent
De par ta volonté
Drôles de choix qui frappent
La rationalité

Admiré par les uns
Beaucoup d'autres te craignent
Tu t'en fous c'est certain
Autant que de ton peigne

Homme imbu de lui-même
Aux relations multiples
Tu es l'être suprême
Dont je suis le disciple
07/01/2000

Tu me blesses

Tu me blesses par pur plaisir
Devant les personnes que j'aime
Ca me bloque sans prévenir
Ca m'envahit ça me gangrène

Je te hais dans ces moments là
Incapable de te comprendre
Tant de méchanceté pourquoi
Tu as tant de choses en toi tendres

Tu me laisses désemparé
Comme un autiste avant la crise
Trop d'émotion à évacuer
Et le contre n'est pas de mise

Tu te moques gratuitement
Et tu en rajoutes des tonnes
Tu insistes bien lourdement
A un degré qui impressionne

Pourquoi dévalorises-tu
Ton pote ton copain d'enfance
Sais-tu que tes paroles tuent
Qu'elles me font mal et violence

Comment veux-tu que j'interprète
Ce comportement sans amour
Pour tout te dire et être honnête
Je n'y décèle aucun humour

Tes sarcasmes et ton ironie
Révèlent ta grande détresse
Ton malaise tu le vomis
Et c'est ton ami qui encaisse

Bien-sûr tu m'as fait de la peine
Mais je n'ai guère de rancune
Je n'ai pas de temps pour la haine
Je préfère être dans la lune
08/03/00

Le rire du désespéré

J'te r'garde comme pour la première fois
J'te r'garde mais j'te r'connais pas
T'as la tête d'un oiseau blessé
Et le rire du désespéré

J'voudrais te dire des choses gentilles
Comme du bonheur qui se distille
Par petites touches par petits mots
Une preuve d'Amour comme un logo

J'voudrais renverser l'processus
Qu'ton sourire soit pas un rictus
Qui défigure ton visage pâle
Pour faire croire qu't'es bien quand t'es mal

J'voudrais être l'ami d'quelqu'un
Et si possible j'veux être le tien
J'me sens si seul et inutile
Tu t'sens si nul et si futile

Je crois qu'on est fait pour s'entendre
Nous les p'tites sous-merdes au coeur tendre
Dans la déprime on fait notre nids
C'est ce mal être qui nous unit

Et j'sais même pas si ça s'soigne
On perd toujours ce que l'on gagne
T'es mon copain mon compagnon
J'suis plus un orphelin sans nom
11/05/98

Le marginal d'une fin de millénaire

Des cheveux longs pas toujours bien coiffés
Des pantalons larges des shoes pas lacées
Marginal d'une fin de millénaire
Tu te moques de presque tout sur cette Terre
Idéaliste pessimiste
Aux pensées souvent nihilistes
Nourri de tes désillusions
Du quotidien des déceptions

Tu fermes les yeux sur ce monde glacé
Préférant le cercle d'une tribu libérée
A l'ennui profond des choses matérielles
Tu choisis une vie relationnelle

C'est une base stable dans ce chaos
Qui t'immunise contre la connerie des salauds
Et de tous ces gens qu'on lobotomise
Tu refuses toute emprise sur ta matière grise

Ta force réside dans ton esprit vivant
Pas dans ton flouse ou dans tes vêtements
Tu résistes aux normes et leurs dictatures
Dis-moi qu'elles ne t'auront pas pas même à l'usure
Je te fais confiance
30/11/98

Hermétique

tu joues à l'indifférent Peut-être l'es tu vraiment
Mais face à l'indifférence
Ta vie n'a guerre de sens

Tu te plains de trop subir
Mais rien ne te fait agir
Tu passes ton temps à suivre
Suivi de ton mal de vivre

Tu crois te foutre de tout
Mais d'où te viens ce dégoût?
Pris dans ce cercle vicieux
Tu es le plus malheureux

Ta dépression à l'étude
Tu cherches la solitude
Perpétuellement déçu
La mauvaise humeur en vue

Tu fuis tous les compliments
Quel est ton raisonnement?
Tu manques tant d'affection
Sans saisir les occasions

Empli d'infériorité
De complexes bien ancrés
Tu n'as pas confiance en toi
Décider te fait effroi

Tes pensées sont hermétiques
Avec tout ce que ça implique
La noirceur que tu engranges
Nourrit ta peine en échange

Humilité modestie
Le vide pour compagnie
Ton choix n'est pas le meilleur
Il tue ton moindre bonheur
16/03/00

Peur interne

Peur d'agir et peur d'être lâche
De subir le poids des regrets
Peur d'être pire de n'être qu'une tâche
D'être comme eux sans intégrité

Peur de n'avoir que des souvenirs
Comme unique espoir de sourire
Peur de n'avoir aucun avenir
Ni même un endroit où mourir

Peur de n'attendre plus que la mort
Et se sentir vieux avant l'heure
Peur de n'avoir été qu'un corps
Sans vécu sans âme et sans cœur

Peur du monde que l'on dit moderne
Qui avec lenteur se suicide
Peur de toutes ces angoisses internes
De faire d'une vie unique un vide

Peur de n'exister pour personne
De vivre sans ami sans amour
Peur du temps qui emprisonne
Et enfin peur de vivre tout court
19/02/97

Pas pareil

Victime mais pas de crime, tu déprimes en abîme
Misère t'sais plus quoi faire,
Tu galères en Enfer

Pis tu te sous-estimes, des pensées noires en prime
Que tu sais pas faire taire, c'est une guerre des nerfs

Au chômdu t'es foutu, une voie sans issue
Te dis tu dans ta tête, c'est les plombs que tu pètes

Alors tu cours les rues, perdu et si déçu
Car la fête s'arrête net, reste une vaine quête

Pis tes parents te choquent, plus guerre d'espoir en stock
Car tu n'es pas pareil, plus sommeil pas d'oseille

Pas d'amour réciproque, vie de toc qui débloque
Des réveils sans éveil, un pays sans merveille

J'comprends qu'tu bad trip,
Qu'tu sois un type qui flippe
Mois aussi j'ai les boules, t'as pas d'moule c'est pas coule

La société se grippe, se fripe ripe et nous nique
Nous sommes pris dans sa houle, pris dans la foule qui coule
16/07/99

Crâne incandescent

Vidé de tous tes sentiments hostiles
Tu oscilles, amour ou indifférence?
Ces notions d'absolu n'ont-elles de sens
Que sur les fréquences des coeurs fébriles?

La réponse est bien-sûr dans la question
La passion mène à la neurasthénie
Alors croire à la femme de ta vie
Sera l'infâme de ta vie de pion

Car les gens comme toi aux rêves beaux
Vivent des tourments démultipliés
Sensation d'être mini et niqué
Dans ce monde à la Dysney, cadre faux

Pas d'équilibre ou de juste milieu
Entre les trop rares instants extatiques
Au lyrisme flamboyant d'anar chic
Et les coups au bide du spleen vicieux

Bien qu'à peine sauvé de la naïade
Tu replonges dans les profonds abysses
De tes illusions sur l'amour sans vice
Lisse et fait d'éternelles roucoulades

Syndrome pathologique alarmant
D'ado à vie qui ne veut pas grandir
Symptômes pas trop logiques à saisir
Pour qui n'a pas le crâne incandescent

Ta perception en tout noire, puis rose
Sculptée de vérités contradictoires
Passées au tamis et à l'entonnoir
Est le centre de forces qui s'opposent

Déconfit par des conflits intérieurs
En permanence tu sens leurs morsures
Tu appelles de tes voeux leur mort sûre
Mais rien à faire ils renaissent en vainqueurs
28/01/01

Partager cette page

Repost 0
Published by