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  • : Quand on arrive en VILLE, en Francois VILLE
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LES TROUBLES DE L'AME

Trop de kilomètres au conteur...

Trop de kilomètres au conteur,
Et toujours pas de plénitude,
Cette sale et mauvaise humeur
M'anéantit de lassitude.

Large consommation des sens,
Pour si peu de délectation,
Les doutes et questions en instance
Se noient dans les complications.

Et ta beauté me fait du mal
Comme à un ado laid sans charme,
Susceptible à un point létal,
Tes accusations me désarment.

Sensible à en être malade,
Mon esprit s'esquinte de tout,
Tout sentiment est estocade,
Tout émoi me met à genoux.

Troublant trou noir que mon état,
Mais quelle est donc son origine ?
Comment ne détestes-tu pas,
L'avenir que je lui dessine ?

Ça à l'air d'un vice sans fin,
D'une névrose anthropophage,
Je ne peux croiser mon prochain
Sans me sentir dans le cirage.

Comme estropié émotionnel,
J'aspire à être mâle heureux,
Mais ma fureur si démentielle,
Dans mon ventre s'est faite un creux.

Paralysé quand tu me grondes,
Je ne peux pas réaliser,
Que mon mutisme en toi féconde
Un triste amour comme entaillé...
27/08/01

Psychanalyse

Humiliations stratifiées
Hontes et colères amplifiées
Haine de soi édifiée
A moi je ne puis me fier

Un cortex comme poison
Un passé une prison
Un corps comme trahison
Le malaise est ma maison

Sis sur un cercle vicieux
Cible d'un moi fallacieux
Sens en tous points séditieux
Je m'asphyxie sous vos cieux

Nerfs en extrême tension
Caractère en distorsion
Container à oppression
J'ai la torture en faction

Coi devant l'acte violent
Émois et troubles insolents
Effroi d'un homme indolent
Le complexe est mon talent

Être vierge de méfaits
Être meilleur et parfait
Être pur et non surfait
Ainsi je veux être fait

Frustration mise en mon sein
Incrustation du malsain
Obsession de noirs desseins
Mon orgueil est assassin

Désemparé en rancoeur
Des coups portés en plein coeur
Dégoût porté en vainqueur
J'ai le mal-être traqueur

Agressé par le mépris
Interloqué et surpris
Paralysé de l'esprit
Je ne veux vivre à ce prix

Extérioriser râler
Mille excuses à exiler
Exégèses à exhaler
Je veux apprendre à parler

Incontrôlable impromptu
Invulnérable et têtu
Injustifiable et pointu
Le ridicule me tue...
11/10/02 François Ville

Mémoire

A mâcher mes souvenirs ils n'ont plus de goût
Ils ne me parlent plus, ont perdu leur bagout
Trop sucés ils ne m'apportent aucun réconfort
Insipidité patente à relents de mort

La réminiscence est un leurre où l'on repose
Un endroit rassurant, un mensonge en nécrose
Et la mémoire en tombeau falsificateur
Applique aux faits passés ses coups de sécateur

Conclusion le présent seul a de l'importance
Et qu'importe mon histoire et ses résurgences
Ancrée dans l'instant l'idée me semble allumeuse
Mais demain aussi est une fable fumeuse.
22/02/03 François Ville

L'inadapté

Rarement vivant la plupart du temps,
J'inspire et j'expire affichant un sourire
Politesse expresse, façade d'hôtesse
Du feu dans les yeux mais dans un corps creux...

Rarement vivant la plupart du temps
Ma face en surface est lisse et s'efface
Souffrance en latence, sauver l'apparence
Ca va ? Oui ça va ! Beau temps n'est-ce pas ?

Rarement vivant la plupart du temps
Je suis vide, aride et pourtant avide
De quoi ? Et pourquoi ? Je ne sais, je ploie
Intérieur douleur à l'aulne des peurs.

Rarement vivant la plupart du temps
Je triche et m'affiche : fort beau heureux riche
Bouclier soigné, bon anti-pitié
Fonction dérision anti-exclusion

Rarement vivant la plupart du temps
Rarement vivant la plupart du temps
Rarement vivant la plupart du temps
Rarement vivant...
François Ville
Le 15 avril 2005

La femme vide

Pas d'ami,
Pas d'amant,
Pas d'avis,
Pas d'avant,

Un mari,
Un marrant,
Un génie,
Un gênant,

Pas ravie,
Paravents,
Paradis,
Paradant,

Pas de cri,
Pas de cran,
Sans manie,
Sans manant,

Pas ma mie,
Pas maman,
Assouvie,
Pas souvent,

Elle rit,
Elle rend,
Se défie,
Se défend,

Sans écrit,
Sans écran,
Sans pari,
Sans parent,

Pas sentie,
Pas cent ans,
Dégarnie
D'égarements.
François Ville
Le 04 juin 2007

Prison charnelle

J'ai si peur du lendemain
Cette promesse du pire
Le charnel a son destin
Et aucun moyen de fuir

La chaire est si douloureuse
Qu'elle en corrompt tout mental
Cage pourrissante hideuse
Prison jusqu'au dernier râle

Je désire la paix du corps
Pour que vive mon esprit
Que celui-ci puisse éclore
Les autres sens évanouis

Mais la vérité est cruelle
Mon âme demeure captive
Rien plus rien n'est essentiel
Avant que la mort n'arrive
14/07/99

La vie est belle

Je rêve que la vie est belle
Mais le réveil est brutal
La vie n'a pas son pareil
Pour qu'on s'y sente mal
09/08/97

Quand tout ne va pas bien

C'est un jour d'orage dans mon esprit
C'est un jour de rage dans ma tête
Je ne sais plus qui je suis
Mais je ne suis pas un ascète

J'ai les pieds sur terre et la tête dans les cieux
Mais que faire je ne suis pas Dieu

Il faut que je fasse face au feu de ma conscience
Il faut que je fasse face au feu de ma déchéance

Je n'ai jamais réellement voulu vivre
Mais je ne veux pas non plus mourir

Pourquoi vivre si je ne sers à rien
Pourquoi mourir si je suis quelqu'un

Pourquoi ivre de la vie je pense souvent à la Mort
Je préférerais vivre ivre ne plus penser à mon sort

Quand je pense à tout ça c'est que tout va mal
Quand je pense à tout ça je ne sais plus quoi faire

Comment plaire à tout le monde
Alors que je ne me plais pas à moi même
Comment plaire à tout le monde
Alors que personne ne m'aime

Parfois j'ai honte je voudrais cesser d'exister
Je voudrais dormir pour ne plus penser à rien
Je voudrais sourire et être quelqu'un de bien
27/05/94

Quand ça fait mal

Quand la tristesse nous envahit quand le désespoir nous attrape
Quand on voudrait pousser un cri quand notre indigne vie dérape

Difficile d'oublier la haine difficile de tout pardonner
Difficile de panser sa peine difficile de ne plus rêver

Quand toutes nos illusions s'envolent difficile de rester lucide
Quand on se dit encore pas de bol comment échapper au suicide

Certains recherchent causes et erreurs certains restent dans leur confusion
Certains s'enfoncent dans la douleur pour certains le temps est solution

A chacun sa façon de voir à chacun sa façon de réagir
A chacun sa part de hasard à chacun d'éviter le pire

Mais comment éviter l'échec comment lire dans les pensées de l'autre
Comment garder ses yeux au sec et sortir d'où on se vautre

Pour ça il y a les copains qui font qu'on est jamais tout seul
Triste consolation mais enfin ils nous empêchent de faire la gueule

Le principal est d'être entouré le principal est d'essayer
Même si ça fait très mal d'aimer même si ça fait très mal d'être jeté
22/09/95

Faire semblant

Je n'arrive plus à faire semblant
Dire que ça va quand ça ne va pas
Me mentir et sourire à pleines dents
Quand à l'intérieur c'est le désarroi

Tous mes plaisirs se sont évanouis
Avec l'apparition de mes vertiges
Maladie qui chaque jour me poursuit
Transformant la joie en passé vestige

J'en ai marre et je n'ai pas le moral
Mais bien-sûr cela pourrait être pire
N'empêche ça fait un an que je suis mal
Et sans savoir si je vais m'en sortir

Dans la vie pour moi plus rien n'a d'attrait
Mais alors pourquoi est-ce que je persévère
Parce que peut-être je tirerais un trait
Demain sur ces longs mois d'enfer
31/03/99

Tumeur

Je souhaite périr avant ceux que j'aime
Plutôt que souffrir morbides chrysanthèmes
Perdre ma propre vie ou vivre une perte
Un choix réfléchi égoïsme alerte

A la fleur de l'âge maladie tumeur
Fleur fanée sauvage en ma chair je meurs
Pas une belle fin héroïque grandiose
En futur défunt la vie n'est pas rose

Regards passéistes sur mon existence
Je ne suis pas triste puisque tout fut dense
Intenses furent mes jours d'émotions variées
Me manquait l'Amour mais je l'ai trouvé

Et si je m'éteins en cette seconde
Le bilan humain est loin d'être sombre
Je côtoie les bons les meilleurs c'est sûr
Eternelle passion de l'amitié qui dure
21/10/98

Le plaisir

Je n'ai pas peur de la mort
Mais je crains de ne pas vivre
Alors que m'importe la mort
Si de la vie je suis ivre

Pas de place pour les doutes
Aucune règle imposée
Vivre par passion coûte que coûte
Je laisse aux autres les regrets

Fournisseur officiel
De plaisirs illicites
Que de mondes parallèles
Dans l'univers des guidzits

La morale interdit
Refusant les plaisirs
La morale c'est l'ennui
Provoquant les désirs

Existence monotone
Peur de la décadence
C'est le pouvoir qui gomme
Par ses lois la jouissance

Pas de drogue pas d'alcool
Pas de vitesse pas de sexe
Pas de chance pas de bol
Car c'est ça qui m'intéresse

Liberté occultée
Sans parler des censures
C'est pour notre bien notre santé
Qu'ils empêchent la luxure
23/08/98

Au petit matin

Je me réveille les tripes nouées
En position de foetus angoissé
De tout mon corps transpire le mal-être
Le jour se lève et me prend en traître

Lové dans mon lit je pleure tout seul
Les draps m'enveloppent tel un linceul
Je voudrais vomir ma vie sans relief
Mourir simplement sans porter grief

Mais je n'ai pas la force du suicide
Obsession omniprésente et perfide
Debout dépité la journée commence
Certains me diront que c'est une chance

La journée se passe arrive le soir
Toute une existence sans aucune histoire
Je n'attends pas demain car il viendra
Malgré mon dégoût et bien malgré moi
04/03/99

Avenir nostalgique

Pris dans l'engrenage
J'enrage dans cette cage
L'avenir se profile
Futur de débile

Je crains pour demain
Tumulte incertain
Une année cruciale
Une charnière mentale

Devenir ennuyeux
De plus en plus vieux
La fin de mes rêves
Mais pourquoi j'me lève?

Question d'habitude
Dans une vie bien prude
Paie de fin de moi
C'est cool c'est la joie

Mais pourquoi se battre
Se couper en quatre
Dés lors que je suis
Dans ce système-ci

Fondu dans ce piège
Je me désagrège
Bien plus fataliste
Bien plus pessimiste
C'est comme ça...
14/10/98

Caca nerveux

Je ne suis qu'une pauvre merde malsaine
Qui pue la mort la crève la haine

Je ne suis qu'une pauvre loque d'amour
Plein de vide intense sans bravoure
Je préfère la souffrance d'une histoire
Que pas d'histoire que de pas te voir...
05/05/98

Déprime

Je vais noyer ma déprime dans l'alcool
Jusqu'à c'qu'elle soit gaie c'est pas gagné
Et tant pis si ça marche pas ma parole
Car l'important c'est d'participer

J'espère que j'n'aurai pas l'vin triste
Vu qu'y a déjà mon existence mon âme
Ce paysage de mort dont j'suis l'touriste
Et d'où on ne s'évade que par la came

C'est p't'être pas la solution du problème
Mais c'est bien la plus agréable qui soit
Un court instant le rêve devient emblème
C'est mieux que ce rien si lourd de son poids

J'crois pas qu'un jour je f'rais des jaloux
Alors que j'crève d'envie devant plein d'monde
Quand j'vois un couple heureux je deviens fou
Meilleure exemple de ma bassesse profonde

Pourtant j'aimerais être heureux serein
Mais je n'suis sûrement pas assez naïf
Je s'rai toujours ce pauv'mec qui craint
Puisque chez moi le malaise est instinctif

La dépression est une des maladies
De l'esprit des gens faibles et tourmentés
Je sais pas si un jour je serais guéri
J'ai sûrement pas la force d'y arriver
14/05/98

Des terres minées

Le souffle de la mort est agréable
Contre mon âme violée par ta vue
Tout cela est bien regrettable
Partir pour ne plus être déçu

Mon coeur n'est plus que terre minée
Terre minée tout va se terminer
Partir en rêve ou en fumée
Déterminé à me suicidé
Le bonheur des autres me fait mal...
11/03/96

Dépressive rancoeur

La vie est belle jusqu'au jour où
Nous nous posons des questions avec dégoût
Quels sont nos objectifs?
Quel est notre but?
Quelles sont nos raisons de vivre
Ce qui nous rebute?

Ce sont des questions futiles
Des questions sans réponse
Des questions indélébiles auxquelles je ne renonce

Elles portent aussi sur l'éducation
La vie après la mort
La nostalgie des années passées
Et les remords

Avec une douleur au coeur
Nous exprimons nos peurs intérieures
Nous transpirons l'amertume
De notre esprit rempli de brumes
Les brumes obscures noires et sans fond
Où règne l'indignation

Alors le sang bouillonne dans nos veines
J'ai envie de crier ma haine
Mais pas de chance quelle déveine
Il n'y a qu'une seule solution
La soumission
10/10/93

La connaissance

Sentiments écartelés
Pures émotions mises à nue
Cœur à vif auréolé
D'un esprit sombre confus

Mon appétit est dantesque
Concernant la connaissance
Cette gigantesque fresque
Qui frustre mon existence

J'ai la soif inextinguible
De la culture en pâture
A ce point incorrigible
Qu'elle en devient ma nature
Art merveille inépuisable
Objet de désir absolu
Je me sens si lamentable
Lorsque l'œuvre m'a trop plut

Je suis jaloux du démiurge
Et des hommes de talent
Ma médiocrité m'insurge
M'épuise mentalement
15/12/99

Complexe

Je crains de ne pas être prêt c'est vrai
A entrer dans le monde des adultes
Inculte immature ainsi j'apparais
Car à leurs yeux je ne suis qu'une insulte

Je ne sais rien faire je suis nul en tout
Fou comme je n'ai pas confiance en moi
Ma foi c'est comme ça je ne suis qu'un mou
Un incapable débile et sans foi

J'ai peur de mal faire donc je ne fais rien
La trouille qu'on m'engueule me cloue sur place
Pas démerde pas débrouillard tout se tient
C'est dingue comme mon complexe est tenace
05/05/99

Consommation de masse

Signal de détresse Perdu ou ignoré
Je recherche la sagesse En ce monde désolé...
28/07/97

Cracher ma colère

Je veux cracher ma colère à ce monde orphelin
Ma haine serait meurtrière si elle était venin
11/02/96

Bang!

Je ne suis plus qu'un fantôme errant dans la vie
Une âme troublée déchirée sans merci
Des pensées bien obscures dans la tête
Un corps saigné dans un corps abjecte
Un cerveau gluant qui macère
Le ventre en boule de nerfs
Je ne suis qu'une loque
Qui pleure et invoque
Plus rien qu'un déchet
Au coeur défait
Où aller?
Tu sais...
BANG!
27/01/96

Crise en thème

Je me demande par tous les viscères
Ma fin mon but l'objectif le destin
Ce qu'est mon coeur ce que sera demain
Interrogation à quoi ma vie sert?

Je me sens bien mal armé face au doute
Assassin des convictions rassurantes
La loi du talion alarmée enfante
Le combat des idées terrible joute

Mon âme est une personne alitée
Enfiévrée par les pensées en fusion
Le coeur brûlé par la flamme émotion
Je subis un trouble d'identité

J'essaie dans la mesure du plausible
De tracer à la machette des mots
Un sentier balisé quelque flambeau
Un phare dans la tempête invincible

Je grave en mon esprit le tatouage
Une carte un guide protecteur d'âme
Un chemin de bonheur contre l'infâme
Qui saura me raisonner à tout âge

La vérité confère à son confrère
Où plutôt son contraire le mensonge
Le goût amer des élégiaques songes
Qui hantent mes nuits de peu de lumière

Sans cachet l'existence s'alanguit
S'en cacher serait un crime un suicide
La mort assurée du moindre fluide
L'extinction des positives énergies

Le temps incapable de me servir
Mais implacable en ce qu'il m'élimine
Me rend coupable de folie sanguine
Contre la crise en thème que j'expire
07/03/01

Entre dans mon Univers

Entre dans mon Univers
Sombre et tourmenté
N'y cherche aucune lumière
En ce lieu désolé

Ici toutes les tristesses
Se muent en poésies
Le coeur saignant sans cesse
En quête d'une harmonie

Politique? Poétique?
Le choix est évidence
Tellement besoin d'éthique
Crever l'abcès l'absence

Le corps repu corrompus
Les autres me montrent du doigt
L'ignorance a vaincu
Le corps rompu je me noie

Etouffant d'émotion
Asphyxié par l'Amour
Claustrophobe d'un monde prison
Je suis un troubadour

Enterrés sont mes rêves
Ma tête est leur cimetière
Leur existence fut si brève
Mais un rêve à quoi ça sert?
08/02/98

Dans la peau d'un Ange

Je regarde mon futur
Putain je n'y vois rien
C'est tout flou tout obscure
Et c'est plein de chemins

Des impasses des culs d'sacs
Et encore des coupe-gorges
Mais pas un n'est pour Pack
Que mon enfer se forge

Je regarde mon miroir
Le reflet de la mort
Le sourire d'un rasoir
Qui dit pas que j'suis l'plus fort

Ni le plus beau d'ailleurs
Ni l'plus intelligent
Juste un petit rêveur
Qui n'a plus d'rêve vivant

Comment ça j'dramatise
C'est pas vous qui vivez
Des journées de vertige
Sans raison s'il vous plaît

J'en ai marre de cette vie
J'voudrai faire un échange
Redevenir petit
Ou dans la peau d'un Ange

Réalité concrète
Sans intérêt aucun
Je vous laisse à votre fête
Et salut aux copains
12/11/98

Schizophrénie latente

Entre la folie furieuse
Et la tristesse infinie Mes émotions insidieuses
Ne connaissent aucun répit

Entre l'envie de détruire
Et la passion créative
Mes besoins se font sentir
Quand la douleur se fait vive

Entre le désir d'être mort
Et le voeu d'une vie intense
Le choix d'être faible ou fort
Je ne suis qu'une apparence

Entre la puissance de la haine
Et la volonté d'être pur
Mes troubles pensées me gênent
Font de mon coeur une blessure

Entre l'ennui d'être comme ça
Et la rage au ventre frustrée
La peur d'être toujours si las
Contre le souffle épique rêvé

Entre la joie d'être reconnu
Et le goût d'être marginal
L'ultime beauté mise à nue
Le présent me fait si mal

Une schizophrénie latente
Frémit entre mes entrailles
Déchiré par l'attente
Loin s'en faut je n'suis pas sans failles
16/09/97

Si vulnérable

Un cierge allumé
Sur une vieille pierre grise
D'un vieux château ruiné
Comme une flamme à l'église

Un cierge allumé
Comme une flamme à l'église
Je me suis fais ridiculiser
Ils n'en font qu'à leur guise
17/05/95

Portant le deuil de mon Enfance

Portant le deuil de mon enfance
Le coeur sombre revêtu de noir
Poursuivant ma route dans l'errance
Je hais mon reflet dans le miroir

Regrets éternels à celui
Que je fus des années plus tôt
Souvenir des limbes de l'oubli
Reclus dans mon âme ce cachot

Passé de vie à trépas
C'est aujourd'hui que je le pleure
Le môme que j'étais ici-bas
Laissant sa place à la douleur

L'adulte que je suis devenu
Ayant quitté sa chrysalide
Déplore en vain le disparu
En ma chair sentiment de vide

La date du décès je l'ignore
Aucune prière ni enterrement
Au crépuscule le réconfort
Car dans mes rêves il est présent

Possible résurrection future
A l'âge de la sénilité
Enfant dans un corps pourriture
Triste retour à l'état premier

Résigné à cette longue attente
L'adulte en moi se déraisonne
Recherchant les substances grisantes
Détruire le soi, futile personne
25/03/98

La folie des glandeurs

Après bien des années de dur labeur,
De stress et de peur sans cesse en liesse,
De maux et douleurs qui mettent en pièces,
Je suis pris de la folie des glandeurs

Moi qui ai tant travaillé et tout fait
Au nom de l'excellence et de la gloire ,
J'ai éclairé ma conscience pour voir
Que dans mon existence j'étouffais

J'ai perdu votre esprit scientifric
Et n'ai plus besoin des succédanés,
De vos mille plaisirs,succès damnés
Pavés d'échecs et de chocs,pour le chic

Le silence et la paresse en science,
Sans l'âpre indécence de l'amertume,
Ni l'essence du mal,l'amère thune,
Je découvre le sens de ma naissance

Ainsi je brise les normes oppressantes,
L'énorme gangue des modes et des moeurs;
Je quitte le troupeau vos gangs de morses,
Aux pressantes dents toujours trop présentes

Je n'ai pas à répondre de vos attaques,
Ni à me justifier masqué en vain,
Car je suis le héros pas l'assassin,
Ou bien uniquement de votre arnaque

Rêve et humour seulement je cuisine,
Crée du cosmique de répétition,
Recette du bonheur de l'inaction,
Dédiée aux frères de coeur,aux frangines

Pour l'heure dans les couloirs du sommeil,
L'âme dans les corridors bleus des cieux,
Mon corps y dort comme un loir malicieux,
Qui a mal aux yeux d'entrevoir l'éveil
08/02/01

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